15 mai 2010
RDC: accès à l'eau potable (Goma)
Pour améliorer les conditions de vie des habitants de cette localité, privés de longue date d’eau potable, le CICR avait entrepris, en mai 2008, des travaux de réhabilitation du système d'approvisionnement en eau. Ceux-ci ont notamment consisté à construire trois réservoirs (d'une capacité totale de 240 m3) et 42 bornes fontaines, et à procéder au captage de trois sources, ainsi qu’à la pose de 6 km de canalisations. Aujourd'hui le CICR a remis le nouveau système d'approvisionnement en eau aux autorités.
« Cet ouvrage appartient dorénavant à la communauté, et nous invitons les divers acteurs locaux, dont le Comité d'eau et les autorités locales, à veiller à son entretien pour le bien être de tous », a déclaré Antoine Grand, chef de la sous-délégation du CICR au Nord-Kivu.
En raison d’une succession de conflits dans la région depuis 1993, Kitshanga connaît une instabilité permanente. Le réseau d’adduction d'eau qui alimentait la localité depuis une vingtaine d’années n'avait pas été modernisé depuis longtemps. Conçu à l'origine pour desservir 18 000 personnes, il ne pouvait plus répondre aux besoins d'une population qui avait depuis doublé, l’agglomération ayant accueilli de nombreuses personnes déplacées au fil des ans.
Ce nouveau système simplifiera les tâches domestiques quotidiennes des communautés locales, tout en contribuant à réduire les risques de maladies liées à l'utilisation d'une eau impropre à la consommation.
Informations complémentaires :
Pedram Yazdi, CICR Goma, tél. : +243 81 700 77 86
Marçal Izard, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 58 ou +41 79 217 32 24
14:21 Publié dans A travers la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, accès à l'eau, goma, communiqué de presse
14 mai 2010
Partage des eaux du Nil
ENTEBBE — L'Ethiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie ont signé vendredi à Entebbe (Ouganda) un nouvel accord sur le partage des eaux du Nil, malgré le boycott de l'Egypte et du Soudan, et en l'absence de deux autres pays du Bassin du fleuve, a constaté l'AFP.
Réunis à Entebbe, les représentants de l'Ethiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie ont signé cet accord en négociation depuis une dizaines d'années entre les neufs pays riverains du fleuve pour un partage plus équitable de ses eaux.
L'Egypte et le Soudan, qui estiment avoir des "droits historiques" sur le Nil et sont les principaux bénéficiaires du dernier traité de partage des eaux datant de 1959, n'étaient pas officiellement présents à la cérémonie.
Les deux pays avaient clairement exprimé depuis plusieurs mois leur hostilité à ce projet de nouvel accord cadre.
Les représentants du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC) étaient également absents et n'ont donc pas paraphé le nouvel accord.
Dans une déclaration, le Kenya a affirmé son soutien au nouveau texte, sans le signer pour le moment.
"Cet accord bénéficie à chacun d'entre nous et ne nuie à personne", a commenté le ministre éthiopien des ressources hydrauliques, Asfaw Dingamo, disant "croire fermement que tous les pays du Bassin du Nil vont le signer".
"Nous regrettons l'absence annoncée et intentionnelle de nos chers frères de l'Egypte et du Soudan", a ajouté le ministre rwandais des Terres et de l'eau, Stanislas Kamanzi.
Long de près de 6.700 km, le Nil est issu de la rencontre du Nil Blanc, qui prend sa source au lac Victoria (Ouganda, Kenya, Tanzanie), et du Nil bleu, dont l'origine est le lac Tana, en Ethiopie.
Les deux fleuves se rejoignent à Khartoum, capitale du Soudan, puis le Nil traverse toute l'Egypte pour se jeter en un vaste delta dans la Méditerranée.
Egypte et Soudan ont longtemps eu la main sur cette immense ressource: le traité actuel de partage des eaux, élaboré en 1929 par le colonisateur britannique, puis amendé 30 ans plus tard, attribue des quotas très favorables à l'Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 mds), soit au total 87% du débit du fleuve.
Il octroie en outre au Caire un droit de veto sur tous les travaux susceptibles d'affecter le débit du fleuve.
L'Ethiopie, la Tanzanie, l'Ouganda, le Kenya et la RDC contestent cette répartition. Menées péniblement depuis dix ans, les négociations entre les neufs pays du bassin du Nil ont finalement abouti à la mi-avril à un projet d'accord, immédiatement rejeté par l'Egypte.
Le Caire et Khartoum craignent que leur approvisionnement en eau ne soit drastiquement réduit avec le nouvel accord cadre, qui prévoit de nombreux projets d'irrigations et de barrages hydro-électriques dans les pays en amont du fleuve.
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